Groupe Hospiten Cancùn
-Elle est enceinte, mais si vous le souhaitez, nous pouvons procéder à une interruption volontaire de grossesse.
- Madame, je ne saurais décider à sa place
Manuella avait une voix tremblante
-J'ai cru comprendre qu'elle vient de se marier,je ne vois en aucun cas, l'importance d'interrompre cette grossesse. En plus, c'est une première grossesse, elle vient de se marier, bientôt elle tentera d'en avoir et laissez moi vous dire que cela sera compliqué.
Manuella se prit la tête entre les mains en mumurant "Mais dans quel bordel, tu t'es foutu Maella ?"
- Ecoutez, on peut en reparler dans quelques jours ...
- Non, non s'il faut décider quelque chose c'est maintenant, pouvons nous allez la voir.
La révérente, un peu plus loin dans la salle d'attente, tenta de s'informer. En voyant la détresse de Manuella, même si elle n'entendait pas les paroles, elle savait qu'il y avait un problème. Alors elle éleva la voix et interpella Manuella.
-Que se passe t-il Manuella?
- Rien, elle va mieux et c'est l'essentiel. coupa Manuella
-Manuella, voulez-vous qu'on aille la voir pour en parler toutes les trois?
Elle entrèrent toutes les deux dans la chambre, et en face d'elle, il y avait cette Maella alitée, pâle, avec une blancheur cadavérique qui traduisait son affaiblissement.Elle ouvrit lentement les yeux, et sentit la main de sa meilleure amie effleurer la sienne.
- Maella, pourquoi es-ce que tu as fais ca ? tu deviens folle, tu as pensé à ta mère, ton père, Derrick, moi ..
- Je ne sais plus quoi faire, je sais plus ...
- Ce n'est pas une raison répondit Manuella les larmes aux yeux
- Je ne savais pas, je suis dans une situation désastreuse.
- Mais, je suis là pour toi Maella, je suis ta soeur, plus qu'une meilleure amie et je serais toujours là pour toi. Toujours...
Elles fondirent en larmes toutes les deux, l'une dans les bras de l'autre.Le médecin assistait à cette scène d'amitié passionnelle qui l'épatait. Elle se permit de les interrompre et aller à l'essentiel.
- Madame ADOM, vous avez parlé de désastre, je suppose que vous parliez de votre grossesse?
- Ma grossesse ? demanda Maella les yeux écarquillés en regardant le médecin et sa meilleure amie.
Manuella et le médecin hochèrent leurs têtes..
-Calme toi, Maella dis nous juste ce que tu comptes faire .
Le téléphone de Manuella se mit à sonner et elle s'excusa avant de se diriger vers la porte pour répondre à son appel, elle fut surprise de voir la révérente sursauter à la porte.
-Voyons, Madame la révérente je vous ai pourtant dit que tout allait bien, avez vous besoin d'écouter aux portes? Avec tout le respect que je vous dois, vous êtes une autorité de Dieu sur terre et je pense que de tels écarts de conduite ne devraient pas venir de vous.
Cette situation honteuse de flagrant délit, mit la révérente dans une posture assez gênante. Manuella, s'éloigna dans le jardin de la clinique et décrocha enfin l'appel.
- Allô Manou, comment tu vas ?
- C'est qui ?
- Derrick
- Ah Derrick
-On dirait que tu n'es pas très heureuse de m'entendre?
- Non, non au contraire, je suis même surprise de t'entendre, je m'apprêtais à la minute même pour te féliciter. La télépathie existe vraiment, je suis trop heureuse de t'entendre mon beau-frère adoré.
-Ah voilà, tu es à Cancùn ? Décidément Maella est vraiment ta chérie, t'es une véritable amie. Ton mari m'a dit que tu y es allé, mais bon tu as quand même laissé ta famille, et puis je suppose que ce fut un imprévu, les billets sont chers, tu n'aurais pas du.
- Non Derrick, ce n'est rien ..
- En tout cas, je te revaudrais cela sois-en sure.
- Tu exagères, es-ce qu'il ya des crédits entre nous ?
Manuella se retournait de temps en temps, pour voir si la révérente ne l'épiait pas encore.
-Dis moi, comment va ma femme? Je n'arrive pas à joindre mon ami Marc
- Ton ami ? elle émit un rire nerveux
- Marc oui Marc Kassi
- Je peux te dire que Maella va très bien, elle a juste eu une petite baisse de tension, elle s'est évanouit à la plage, toi même tu sais comment il fait chaud içi. En plus celle là, tu la connais, elle fait la dure, mais c'est une vraie poulette, elle est trop fragile.dit elle en tentant de parler de la façon la plus naturelle possible.
- C'est grave ? J' espère que tu ne me caches rien.
- Tu débordes d'imagination monsieur l'avocat! Ne t'inquiètes pas je prends soin d'elle comme je l'ai toujours fait.
- Merci, beaucoup, de toute façon je rentre cette nuit à Cancùn, tu ne peux pas imaginer à quel point elle me manque.
- Cette nuit, tu veux dire aujourd'hui demanda t-elle ?
- Oui pourquoi?
- Oh mais c'est merveilleux, Maella sera trop heureuse..
- Tu penses qu'elle me pardonnera mon absence ?
- Qui a plaidé, pour que Maella soit ta copine depuis le lycée ?
- Toi !
- Ok donc calme toi, mon coco. Repose toi bien pour ne pas rater ton vol.
- Tu es un ange Manuella
- Oui je sais, allez appelle moi quand tu arrives.
- S'il te plait ne lui dis rien je veux que cela soit une surprise
- Compte sur moi.
Après avoir raccroché le téléphone, le cœur de Manuella se mit à battre très fort dans sa poitrine. Elle posa ses deux mains sur son cœur et se mit à réfléchit prise d'une panique alarmante. Elle resta plantée là, au milieu du jardin de la clinique pensive, inquiète, triste, mais surtout confiante. Oui, Manuella était confiante, en dépit de sa peur, elle était sûre d'une chose. Personne, personne ne détruirait sa meilleure amie. D'un pas ferme et décidé elle repartit à l'intérieur de la clinique, et vit la révérente assise toujours gênée.
- Madame la révérente, je suis désolée pour ce que je viens de vous dire, je suis stressée, et un peu dépassée par les événements..
- Je vous comprends ma fille.
- Pouvez vous me passer votre téléphone pour que j'appelle les parents de Maella pour les rassurer, mon roaming ne fonctionne plus correctement.
- Oui bien sûr dit la révérente en s'exécutant dans l'immédiat avec un large sourire.
Manuella regarda rapidement la révérente saisir le mot de passe de son smartphone. Elle repartit vers le jardin et tenta de lire les messages de celle - ci. Elle voulut elle aussi savoir qui elle était, et surtout pourquoi écoutait-elle aux portes ?
Les localisations de tous les appels de son téléphone marquaient " Ohio- Cleveland". Cette coincidence effraya Manuella. Les mains de Manuella qui tenait le téléphone se mirent à trembler, elle s'intéressa aux photos et se rendit compte que cette dame possédait des photos de Maella, de Marc... Comment cela était -il possible ? Qui est cette femme? D'où vient-elle ?
Manuella finit par rendre le téléphone au propriétaire. Elle retrouva Maella en pleurs dans la chambre, le médecin essuyait ses larmes.
- Maella, on a plus de temps. Derrick arrive ce soir. Cet enfant tu veux le garder ? Es-il de Marc ou de Derrick ? demanda Manuella
Maella éclata en sanglots, sa meilleure amie prit ses deux mains et la regarda droit dans les yeux.
- Es-ce que tu aimes ton mari ?
-Je je...
-Réponds moi, je suis ton amie, mais tout vient de toi. C'est ta vie, ce sont tes décisions. Derrick Adom, tu l'aimes toujours ?
- Oui, je l'aime et j'ai peur de sa réaction car, je suis sure que cet enfant est de Marc. Depuis que nous sommes à Cancùn, je peux compter les moments d'amour partagés dans le lit, c'est justement de sa faute, il est tout le temps parti.
- Pour parler de fautes tu es très mal placée.Donc tu aimes Derrick, et tu veux garder cet enfant, qui à priori est de Marc?
- Je ne peux pas.
- Alors, on va procéder à l'IVG. Aujourd'hui
- D'accord, c'est le mieux de toutes les façons répondit Maella en essuyant ses larmes, du revers de la main.
- Ecoutez, Mesdames, ne prenez aucune décision à la hâte. Êtes vous certaines?
- Madame, nous voulons procéder à l'IVG, maintenant répondit Maella
-Combien de temps dure cette intervention? demanda Manuella
-Une heure, au maximum. C'est encore tout petit alors, elle va avaler des comprimés et nous allons laisser passer .. Cependant il faudra quand même deux heures pour se reposer en plus du traumatisme de la tentative de suicide
-Nous la ferons maintenant.répondit Maella
Rancho - Viejo
Cancùn
Il existe, loin des plages paradisiaques et de l'ambiance festive dans laquelle baigne Cancùn, des endroits qui se rapprochent plus de la réalité de la déchéance et de la misère que certains endurent. Il suffisait simplement de se défaire de l'aspect touristique et visiter ces quartiers pauvres, remplis de ghettos et de fumoirs pour comprendre que dans ces endroits là, il n'y avait pas d'autorités. Pas même la police, ne pouvait régner aussi facilement, seuls les barons de la drogue avaient un certains respect et une autorité imposante sur les populations de ces quartiers. Evidemment,il y existaient aussi des gens, qui fréquentaient ces lieux sans être habité par la moindre peur, cela était surement dû à l'habitude.
Un autre paysage mexicain, jeune fille habillée légèrement adossée aux murs délabrés des fumoirs, octogénaires jouant aux cartes avec d'autres personnes de leurs classes d'âges, des jeunes avec des armes à feu dans la poche du baggy. C'était Cancùn, mais l'autre Cancùn.
Marc frappa à la porte et ce fut une belle mexicaine hanches larges, poitrine imposante, fessier de rêve.
- Giorgio m'a demandé de passer, il t'a remis un paquet?
- C'est toi le négro, Marc. Oui attends deux minutes.
Elle revint avec une statuette de la vierge marie d'environs une cinquantaine de centimètre.
- Il est malade ou quoi ? je ne vais me balader avec une vierge marie dans l'aéoroport.
- C'est à prendre ou à laisser, et j'ai pas que ca faire!
-Ca va, ca va, il y aussi une enveloppe
- Oui, viens on compte ensemble l'argent dit la jeune fille
- Ca fait plus de 4 ans que je bosses avec Giorgio, si le compte n'y est pas, je peux te jurer que tu seras la seule à avoir des problèmes.Les putes comme toi, j'en ai vu défiler plein chez Giorgio d'autres se sont même fait buter, répondit Marc avec une insolence confiante.
Elle lui tendit l'enveloppe sans dire mot, Marc demanda de l'aide au chauffeur de taxi qui l'avait accompagné pour faire entrer la statuette de la vierge Marie dans le coffre. Le chauffeur s'exécuta et finit par demander à Marc après que ceux-ci se soient installés dans la voiture.
- Où allons nous ?
Ritz Carlton Cancùn
- Monsieur, cela vous coûtera...
- Attends je fais mes valises, là je redescendrais à 21H je te réglerais, à ta dernière course.
- Je ne comprends pas ..
- Tu me conduiras à l'aéroport de Cancùn à 21H , je quitte cette Cancùn.
- D'accord monsieur,vous voulez peut-être que je monte avec votre statut de la vierge ?
- Non Ducon, pas besoin. Je repars avec ton taxi à l'aéroport, utilise un peu tes neurones voyons, sois à l'heure, et ne laisse personne toucher à mon colis.
- C'est compris Monsieur!
Marc entra et appela son frère pour le prévenir de son arrivée précipité, et aussi le tenir au courant sur les plans et marchés mexicains. Dès qu'il entra dans le hall de l'hôtel, le présumé chauffeur de taxi fit signe à son collègue planqué derrière une voiture du parking.
- Jacob, Vaesnet sera fière de nous, je vois déjà la belle gueule de mon compte bancaire.
- Comment ca ? demanda Jacob
- Le Marc Kassi, il est pas clair.
- Je vous ai suivi, j'ai vu cette grosse statut de la vierge marie. Il fait partie d'une secte ou quoi ?
Steve, le soi-disant chauffeur de taxi ouvrit le coffre et tapa la statut du bout des doigt
-Un peu de respect, je suis catholique moi s'exclama Jacob
-Ca ce n'est pas du catholicisme, couillon va.
Steeve perfora légèrement la statue avec le bout d'un cuter et là se déversa une poudre blanche.La poudre qui faisait voler les riches de ce monde.
-Merde ! C'est donc ca ? Il est trafiquant ...
- Tu crois que quoi ? Je m'en doutais.
- C'est vraiment un chien ce gars, il couche avec la femme de son meilleur ami, en plus il espère se servir d'elle..
- Je me suis rendue compte avec les informations que Mike nous a donné dans le briefing que Maella ADOM a un passeport diplomatique, du coup elle jouit d'un laisser- passer dans les aéroport.
- Pourquoi es-ce qu'elle aurait un laisser-passer?
- Son père est ambassadeur, enfin il l'a longtemps été, mais il reste consultant donc Maella a conservé ce passe port diplomatique jusque là, il espérait partir avec elle.
- Seulement là, elle est très malade et son plan tombe à l'eau et le comble c'est l'arrivée de Manuella.
- Bref évitons les commérages, appelons à la clinique pour savoir comment ça se passe avec l'autre.
Steeve appela la révérente mère, pour s'informer sur l'avancée des choses et l'état de santé de Maella ADOM
- Allô la révérente! De notre côté c'est bon Marc Kassi est dans le sac.
- Moi ce n'est pas trop ca, la Manuella commence à douter de moi.
- Comment ca se fait?
- Elle m'a surprise entrain d'écouter aux portes.
- Tu es nulle toi ! Quels sont ces techniques d'espionnages ridicules ?
- Ecoute, je ne pouvais pas imaginer me faire surprendre. Et puis, elle n'allait pas totalement me faire confiance au point de me traiter comme un membre de sa famille, connaissez vous le secret médical ? Faut pas rêver non plus..
- Ecoute, nous on est sur un gros coup et on compte sur toi.
Divine House
Ohio
Vaesnet toujours fidèle à son charisme luxueux et ses postures arrogantes, était assis là face à la piscine le cigarre cubain au bec, les lunettes de soleils Burberry personalisées avec son prénom sur les manches dorées carrelées. Il ne cessait de recevoir des appels de félicitations, et appelait les plus grands traiteurs pour organiser sa soirée.
- Voyons Derrick, vous n'allez pas vous échappez comme cela ?
- Non, je ne m'échappe pas, j'ai encore deux conférence de presses je suis là.
- Mais quand es-ce que vous décollez ? demanda Vaesnet
- Je pars vers 19 heures.
- Vous êtes sur que vous ne voulez pas attendre, ce soir j'organise un gros truc à la résidence.
- Avancez à 18 heures, comme ca je pourrais être là aussi, boire quelques coupes de champagnes avant mon départ.
- Oui, je crois que c'est ce qu'on fera, en plus vous aurez le temps de remplir votre carnet de relations.
- Monsieur Vaesnet, si je reste c'est par simple sympathie pour vous, mais voyez vous j'ai ma femme à Cancùn je dois repartir. Les relations, les grands noms du monde du pétroles, tout ca je m'en fous. Je toucherais la prime du procès de Pétrolia et cela me suffira pour faire mes propres affaires à Abidjan.
- Vous êtes vraiment quelqu'un de bien. En plus de votre prime, n'oubliez pas que je vous ai promis de faire la lumière sur le complot dont vous avez été victime.
- Tout ca, c'est du passé pour moi Vaesnet!
- N'allez pas trop vite en besogne ADOM, laissez moi gérer les choses, tenez c'est votre chèque.
- Pourquoi n'avez vous pas fait un virement?
- Pour une question de discrétion, il se pourrait que votre compte soit hacké pour que les médias puissent spéculer sur votre prime, j'ai émis ce chèque d'un compte difficilement répertorié . Je croyais que vous vouliez vous éloigner de tout ca, journalistes, interviews?
Derrick tenait le chèque avec les yeux écarquillés et dit d'une voix tremblante:
- Mais,c'est un chèque en blanc ?
- Vous êtes supposés écrire le montant.
-Je, je ne peux pas.... Donnez moi ce qui était convenu
-Derrick, évitons les discours inutiles, interminables. Ecrivez 5 dollars, si ca peut vous faire plaisir !
- Merci infiniment, mais la réelle faveur que je pourrais obtenir de vous serait aussi signifiante que ce chèque.
- Laquelle?
- Je veux partir maintenant, je ne veux plus attendre des heures.
- Vous ne voulez vraiment pas être là ...
- Je veux juste revoir ma femme. Avez vous déjà été amoureux.
- Une seule fois, je l'ai été, d'ailleurs c'était la dernière fois. L'amour n'existe pas, les femmes sont des poisons.
- Vous n'êtes pas tombés sur la bonne.
-Je vous souhaite un bon voyage, préparez vous mon jet privé vous fera atterrir à Cancùn. Le chauffeur et le pilote seront là dans 15 minutes. Sachez que je ne suis pas fou, je suis juste reconnaissant, j'admire votre bravoure, votre état d'esprit. Vous avez un cœur blanc, je vous ai humilié, décrédibilisé, fait tabassé vous êtes restés fidèle en dépit de tout.
Vaesnet et Adom se prirent dans les bras.
Groupe Hospiten Cancùn
Cela faisait plus de deux heures que Maella était sorti du bloc opératoire, la révérente dans sa posture de sainte attendait toujours d'avoir un retour sur son état de santé, pour informer son réseau de collègue. Manuella quant à elle avait eu le temps de se rendre compte que la révérente avait une attitude fort douteuse, en plus l'historique de ces appels, ces messages qu'elle eut vaguement le temps d'observer sortait d'un cadre paroissial et biblique. Cette dame cache quelque chose, disons beaucoup de choses. Comment faire pour la piéger, pour l'éloigner de toutes pistes de grossesses, d'avortements.. En effet même si elle n'est pas le statut de religieuse, elle est quand même une femme et n'est pas dupe. La révérente, restée cloîtrée là, entre les murs de la salle d'attente, elle observait les interminables allées et venues de Manuella qui en disait long sur son stress. Manuella dans son stress, sa panique se parlait à elle même, à son fort intérieur comme on le dit...
- Réfléchis, réfléchis, cette femme est impliquée. Mais que faire pour l'éloigner de cette piste? Je ne suis pas espionne, je n'ai pas travaillé à la CIA, j'ai abandonné le taekwendo à la ceinture blanche. Bon, bon et si elle informait les autres ? Et si l'information allait loin? Et si ? Non il n'y aura pas de et si...
Soudain Manuella lanca un regard à la révérente et se mit à sourire.
- Madame, venez, on va prendre un café dehors,manger un truc, mon ventre gargouille en plus je prends des médicaments qui doivent être accompagnés d'aliments.
- Vous prenez des risques vous, on va aller manger tranquillement quelque part.
- Vous connaissez Cancùn ?
- Non non
- Mais vous m'aviez dit que vous êtes souvent venu içi pour des séminaires, des veillées de prières !
- Enfin, oui je suis déjà venu mais pas dans ces environs.
-Peut importe, venez avec moi Madame, vous m'êtes d'un grand soutien, en plus j'ai besoin de me décharger d'un poids, je veux parler à quelqu'un de confiance, une femme de Dieu . Manuella prit la main de la femme, elle se dirigèrent vers la sortie toutes les deux..
Une fois au parking Manuella se rappella avoir oublié son téléphone au chevet de Maella. Elle laissa la révérente à l'extérieur et repartit à l'intérieur dans a chambre de sa meilleure amie encore endormie. Elle prit son téléphone et se dirigea vers le bureau du médecin.
- Madame, pouvez vous me rendre un service ?
- Oui, dites moi tout..
- Je voudrais que Personne, je dis bien personne ne sache que Maella ADOM est içi, si jamais quelqu'un demande après elle, dites qu'elle a quitté la clinique pour le Ritz Carlton. Je voudrais qu'elle soit déplacée, pouvez la mettre dans un autre service en psychiatrie pour brouiller les pistes.
- Ecoutez, que cachez vous ?
- C'est trop compliqué, alors je vous en prie aidez nous, contentez vous de cela. Ne posez pas trop de questions. Et n'hésitez pas à m'appeler pour me donner de ses nouvelles à son réveil, voulez vous que je fasses un chèque, pour l'interventions, les soins, je reviens dans 1 heure, 1 heure.. Manuella parlait rapidement.
-Non, non j'ai confiance en vous...Allez y revenez je m'occupe de tout, mon serment d’Hippocrate m'a appris à ne pas privilégier le matériel.
- Que Dieu vous bénisse.
La Isla shopping Mall Cancùn
Etre aux côtés de quelqu'un en qui nous n'avons pas confiance, n'est pas évident. Réfléchir à la façon la plus judicieuse de faire sombrer la personne, en portant la moindre attention sur chaque moment. Le temps était compté, les minutes s’enchaînaient. Manuella regardait la révérente qui arrivait à peine à terminer sa salade de langoustes, elle semblait aussi inquiète qu'elle.
- C'est étrange révérente, je ne vous ai jamais vu avec cette mine..
- En fait, je me suis rendue compte à quel point Dieu reste l'être suprême, nous les hommes, nous sommes vulnérables, nos vies ne tiennent qu'à un fil.
- Je ne vous suis pas.
-Regardez Maella, elle aurait pu y passer, tout s'est vite enchaîner. Tout cela nous fait réfléchir sur le sens de la vie,Dieu nous abandonnerait-il souvent?
Comment une révérente pouvait-elle avoir des affirmations aussi platoniques sans la moindre dévotion comme une athée ? se demandait Manuella.
-Vous savez quoi ?
-Quoi? demanda la révérente
- Allons y faire un tour dans les galeries marchandes admirées les merveilles des joailliers, dans cette bijouterie, arrêtons d'assombrir le tableau vainement. Maella va bien, je viens de recevoir un message du docteur.
- Amen, mais rentrons donc la voir ! s'exclama la révérente
-Non, dit Manuella en posant ses mains sur celles de la révérente d'une façon confiante.
- Pourquoi Non ?
-Je veux lui faire un cadeau, à son réveil aidez moi à choisir Maella adore les montres.
- Ah, je comprend mieux, elle en sera ravie. Quoi de plus merveilleux d'avoir une meilleure amie comme vous, Maella a de la chance. Vous feriez tout pour elle, aujourd'hui quand je vous réconfortais pendant que le Samu tentait de la réanimer, j'ai senti dans votre regard angoissé tant d'amour, l'amour d'une grande amitié.
- Je ferais tout pour elle, tout... Même tuer.
- Seul Dieu donne et retire la vie Manuella.
- Je rigole.
La révérente émit un rire et toutes deux emplies d'hypocrisie se dirigèrent vers la bijouterie, jusqu'à ce que la révérente ressente le besoin d'aller aux toilettes. Manuella fit semblant de patienter devant la vitrine de la bijouterie,et suivit la révérente pour écouter sa conversation aux toilettes. Le son du téléphone étant fort certaines paroles de l'interlocuteur de la révérente était audible.
- Allo?
- Bon sang où es-tu, Mike n'arrête pas de nous appeller. Tu sais que nous devons faire des rapports chaque demi-heure pour l'Ohio ?
-Au centre commercial La isla.
- Bon sang, pendant qu'on se planque tu fais du shopping? J'en peux plus j'appelle Vaesent tu vas tout faire sauter! C'est quoi ce bordel?
- Non calme toi, je suis avec la meilleure amie de Maella Adom. Group Hospiten, chambre 351, je ne peux pas en dire plus, je suis avec cette pouffiasse de Manuella, c'est compliqué mais je gère. J'aurais peut-êtres des aveux, je dois raccrocher.
-Attends, je ...
Trop tard elle avait déjà raccroché. Manuella repartit dans la boutique avec empressement comme si de rien était. La révérente s’avança vers elle et vit une montre rose aux teintes chromées, le cadran était sertie de cristaux.
-Celle là, c'est la plus belle!
- Vous trouvez ?
- Oui Manuella, elle adorera...
La sonnerie du téléphone vint interrompre la révérente qui fut obligée de sortir pour parler discrètement. Elle revint par la suite aux côtés de Manuella.
- Monsieur pouvez vous la retirer de la vitrine pour la voir de plus près et l'essayer?
-Bien-entendu! répondit le vendeur avant de s'exécuter à la demande
- Avez vous d'autres couleurs ?
-Laissez moi aller vérifier mon stock dans l'arrière boutique.
-Madame la révérente regardez la montre dorée dans l'autre vitrine! lança Manuella pour la distraire
Dans les allées de la joaillerie, entre les vitrines luxueuses.Le sac de la révérente, posée sur le comptoir, Manuella mit la montre à l'intérieur de façon sournoise et discrète et retira le téléphone de la révérente . Elle se mit par la suite à sortir du magasin en courant, et dit à la révérente:
- J'ai oublié mon téléphone en bas, je reviens.
- Mon Dieu, j'espère que vous ne l'avez pas perdu
Manuella se mit à courir de toutes ses forces, elle manquait de souffle mais persévérait dans sa course, elle finit par se retrouver dans le parking du centre commercial, elle s'empressa de prendre un taxi pour rejoindre Maella au groupe Hospiten.
-Dépêchez vous, dépêchez vous! disait-elle au taximen en tapant l'appui tête...
Groupe Hospiten Cancùn
Manuella entra dans la chambre en trombe, Maella était encore couchée, réveillée et surtout affaiblie.
- Ah Manuella, tu es là. Je me sens tellement fatiguée.
-Oui, mais il faut qu'on s'en aille!
-Mais si vite?
-Derrick sera de retour, il faut au moins que tu sois à l'hôtel, à l'attendre comme si de rien était.
- Tu sais Manuella, je ne crois pas que ca soit une bonne idée, tous les employés de l'hôtel ont été témoins de mon idylle avec Marc, il dormait dans ma chambre, il prenait le café en terrasse avec moi, on se baignait ensemble.
-Maella lève toi, habille toi!
-Je ne peux pas. Que vont-il penser ? Mon mari qui part et moi qui quelques jours après me retrouve avec son ami. Comment les gens me verront-ils de nouveau avec mon mari jouant le rôle de l'épouse parfaite?
-Ecoute moi, le problème au Ritz Carlton, ce n'est pas les gens. Vaesnet a des espions qui t'espionne toi et Marc, même la révérente... C'est une espionne.
- Quoi ?
-Tu es suivie, Maella et si Vaesnet fait tout cela, à ton avis, c'est pour rendre compte à ton mari.
- Manuella, c'est fini..
- Non, non. Ecoute, la révérente je me suis occupée d'elle. Elle servait de lien entre nous et les espions de l'hôtel.
Maella se mit a pleurer
-Rien n'est fini, nous allons quitter cet clinique, aller dans un autre hôtel.
- Mais et quand Derrick reviendra ?
- Nous dirons que nous avions besoin de nous éloigner des journalistes, des médias .Maintenant arête de pleurer, lèves toi, habille toi et suis moi un taxi nous attend.
- Tu as reglé à l'acceuil ?
- On s'en fout. Nous devons partir, sinon les gars de Vaesnet arriveront d'une minute à l'autre.
Manuella aida Maella à se lever du lit, et l'aida à enfiler sa robe, ses chaussures. Tout doucement Maella s'appuya sur elle, pour se diriger vers l'ascenceur. Maella inquiète n'arrêtait pas de paniquer.
- Maella ADOM, tant que moi je vivrais ton mariage vivra.
Hotel Ibis Cancùn
Manuella, regardait son amie dormir depuis près de deux heures, la paranoïa qui s'était emparée d'elle l'empêchait de s’asseoir dans la chambre d'hôtel sans regarder par la fenêtre. Elle se souvint qu'elle avait le téléphone de la révérente et s'empressa d'écouter les messages vocaux de la révérente.
- Tu es ou ? On ne te retrouve nul part! Ou es ton téléphone ? Derrick ADOM attérit dans une 2 heures, nous avons retardé le départ de Marc Kassi, rien ne peut avancer sans toi.
Derrick, arriverait bientôt et Manuella sentait la pression monter en elle. Maella paraissait encore sous le choc, et elle reste encore douteuse sur le fait que rien ne puisse transparaître aux yeux de son mari, vu que son amie n'était pas grade comédienne et masquait difficilement ses émotions. Elle prit le téléphone entre les mains et le colla à son menton, elle ne cessait de réfléchir.Malgré elle, elle réveilla Maella.
- Qu'es-ce qu'il y a encore ?
- Derrick atterrit dans moins d'une heure, tu penses que Marc avouera que vous avez eu une relation ?
- Je ne sais pas, tu sais c'est un homme intelligent il a plus d'un tour dans son sac. Nous devrons nous allier à lui, si tu veux que mon mariage ne soit pas... Gâché répondit Maella
- Tu sais ce qu'il a fait quand il a su que tu es tombé dans les pommes ? Il s'en est allé, et là il est sur le point de quitter Cancùn ! il n'en a rien foutre de toi. C'est vraiment un goujat.
- Je ne pouvais pas m'attendre à mieux, de la part d'un homme qui couche avec la femme de son meilleure amie.C'est moi l'idiote.
- L'heure n'est pas aux regrets.
- Soyons réalistes. Espions journalistes médias ? Tu penses que je pourrais rentrer à Abidjan en paix, vivre avec mon mari sans que cela ne se sache jamais?
- On peut essayer de sauver les choses, pour cela il faut que tu sois forte, arrête de te cantonner sur le passé. C'est une erreur, tu n'es pas parfaite. Donne moi le numéro de Marc !
-Je ne veux rien a voir à faire avec lui.
- Maella ?
- 005289076555 Qu'es-ce que tu vas lui dire ?
Manuella commenca déjà a parler avec son interlocuteur
- Marc Kassi?
- Oui, qui êtes vous ?
- Manuella
- Je n'ai rien a te dire !
- Vraiment ? Tu t'es tapé ma copine tout ce temps, sous tes yeux une ambulance vient la prendre et toit tu n'as rien à me dire.
- Je ne l'ai pas violé à ce que je sache...
- Bref, Maella et toi, vous êtes suivis, espionnés par les hommes de Vaesnet!
- C'est quoi ces conneries cinématographiques ?
- Nous avons quitté le Ritz, tu es suivi et pour te dire même le chauffeur de taxi est un homme de Vaesnet.
- Ce n'est pas possible! Qu'es-ce qu'on peut faire ?
- Il parait que tu es très intelligent.
- Ecoutez, je nous prends 3 billets pour Mexico. On changera de ville, une fois à Mexico on se séparera. Cancùn c'est risqué. Pour éviter de se faire géolocaliser, ou être sur écoute évite de m'appeler, Vous êtes à l'hôtel Ibis victoria? Je vous rejoins.
- Je suis sensée te faire confiance ?
- Tu n'as pas le choix. J'ai une facilité pour commander des billets, le prochain vol, je viens de consulter sur ma tablette. Il part dans 45 minutes.
- C'est impossible de prendre ce vol!
-Vous avez vos passeports? Maella a toujours son passeport diplomatique dans son sac!
- Comment tu sais qu'elle à un passeport diplomatique ?
- Manuella, on a plus de temps... faites vos affaires, heureusement cet hôtel n'est pas loin de l'aéroport préparez vous.
Marc avait déjà raccroché.
- Manuella, prépare toi pour l'aéroport?
- Ou es-ce qu'on part ?
- Mexico ?
- Manuella, on est pas dans un film, je reconnais que tu es prête à tout pour me sauver de cet enfer, mais c'est impossible. Je dois assumer mon erreur. J'ai couché avec le meilleur ami de mon mari, il le saura.
- Arrête tes conneries !
- Je ne peux pas fuir un hôpital sans payer, je ne peux pas fuir un hôtel, je ne peux pas partir comme ca!
-Maella, je ne suis pas venue à Cancùn pour te regarder pleurer comme une idiote, tu me ressors encore ce genre de lamentations, je pars, rejoindre mon mari et ma famille.
Un silence se mit à peser pendant quelque secondes, avant que Maella rentre dans la salle de bain se laver le visage. Elle se regarda dans le miroir et poussa un long soupir traduisant peur et désarroi.Puis elle repartit dans la chambre pour prendre Manuella dans ses bras en lui chuchotant à l'oreille.
- Je veux que tu repartes, à Abidjan.
- Non.
- J'ai besoin de repartir au Ritz Carlton, attendre le retour de mon mari et lui que je l'ai trompé.
-Il ne te pardonnera jamais
- Marc, n'est pas quelqu'un de bien. Nous ne pouvons pas l'associer à cette aventure, il nous lâchera.
- Maella, je ne t'ai jamais abandonné et je ne vais pas le faire maintenant.
- Manuella, nous prenons trop de risques.
- Ecoutes, viens avec moi à Mexico. Le Ritz Carlton n'est pas loin de notre hôtel Marc arrivera d'une minute à l'autre. Tu pourras avouer à ton mari que tu l'as trompé, bien après. Seulement, il ne doit jamais, jamais savoir que tu as avorté aujourd'hui. Ca fait trop, tu pourras te justifier, sur le procès, la déception en ce qui concerne ton infidélité. Cependant, ta grossesse est impardonnable, car cela sous-entend que tu as plusieurs fois couché avec Marc, que tu as aimé le faire. Moi je ne veux pas que tu lui dises, je veux qu'il ne sache rien du tout. Tu ne trouveras jamais, un homme comme lui, s'il te laisse. Pourtant, crois moi, s'il le sait,tu le perd à jamais. Tu veux perdre Derrick
-Non !
-Alors on a un vol tout à l'heure.
Le téléphone de l'hôtel se mit à sonner.
- Madame ? Un taxi vous attend!
Cancùn airport
Marc, Maella, Manuella étaient réunis dans la salle d'embarquement. Marc n'osait regarder Maella, Manuela était entre les deux amants. Maella elle revoyait dans sa tête tous les moments qu'elle avait passé avec lui. Quand il effleurait tendrement les surfaces sensibles de sa peau, quand il embrassait tendrement, quand il s'embrassait sur les plages de Cancùn, quand elle lui avait renversé du vin sur la chemise, quand elle l'avait vu pour la première fois à la piscine. Comment avait-il en si peu de temps réussi à la rendre amoureuse passionée? Elle était à présent la seule prisonnière. Même dans le taxi, il n'avait échangé aucun mot.
- Nous ne sommes pas obligés de faire le rang, avec nos passeport diplomatiques, il n'est pas nécessaire de fouiller les bagages, en plus nous n'avons pas assez de temps. Nous pourrions tous passer et gagner du temps. lança Manuella.
-Je n'ai pas de passeport diplomatique, faites le rang avec moi! répondit Marc
- Je croyais qu'on devait se séparer...
- Je vous ai quand même offert les billets ?
- Tu feras le rang comme tous ceux qui n'ont pas de passeports diplomatiques, comme tout ceux qui n'ont pas de parents ambassadeurs, qui n'ont pas travaillé dans un organisme international. Tu feras comme tu as toujours fait dans les aéroports Marc Kassi. Et puis, vu comment tu as traité ma copine, je n'ai rien à te rendre... Tes billets d'avion c'était le minimum pour ne pas qu'on explose tous dans le collimateur de Vaesnet. répondit Manuella avec amertume.
Maella ayant apprécié la réponse de sa meilleure amie se mit à sourire comme pour narguer Marc.Contre toute attente Marc leur adressa un large sourire en secouant sa tête.
- Ok attendez moi juste un moment, je file aux toilettes, merci de jeter un coup d'oeil sur mes affaires!
Marc se leva et marcha rapidement vers les toilettes. Manuella regarda son amie et prit ses mains en la rassurant par de douces paroles comme elle avait l'habitude de le faire.
-Il faut que j'appelle ton mari.
-Pourquoi ?
- Lui dire qu'on part à Mexico!
-Mais il trouvera cela bizzare..
- Il faut quand même qu'on le lui dise, nous pourrions dire qu'il s'agit encore des journalistes au bas de l'hôtel, et que vu ton état de santé, tu as besoin de repos. Tiens le téléphone, finalement c'est mieux que tu le fasses, joue la fille inquiète, harcelée de questions de journalistes, de flash . Demande lui de nous retrouver à Mexico de faire une correspondance, dis lui qu'il te manque.
-Je ne sais pas mentir. Ca fait un moment que je ne lui ai pas parlé.
Manuella tendit le téléphone à Maella avec un regard insistant.
- Allô mon amour,
-Maella, ma prunelle, mon coeur. Tu tu vas mieux? balbutiait Derrick ému
-Oui, mais j'en peux plus avec tout ces journalistes...
- Des journalistes, oui, certains se font passer pour des employés, me prennent des photos, de la clinique jusqu'à l'hôtel
-Ce n'est pas possible!
-Bébé, je veux oublier Cancùn et tout cequi nous a séparé. Rejoins nous à Mexico, je suis déjà à l'aéroport avec Manuella surtout ne dis à personne .Ou es-tu?
- A l'aéroport !Moi je veux tout simplement qu'on rentre à Abidjan, en plus Manuella doit rentrer auprès de sa famille. Je veux qu'on soit chez nous tranquillement. Nous n'allons pas trimbaler Manuella partout ma puce, elle a une famille. Tu es à quel terminal ?
- 4B
- Ne bouges pas mon coeur, je suis dékà à l'aéroport mais mon coeur bat déjà à l'idée de te prendre dans mes bras, t'embrasser. A toute suite Monsieur Adom
Après avoir raccroché, Maella posa sa main sr son coeur, elle sentait son coeur sortir de sa poitrine. Manuella la regarda avec étonement en lui demandant.
- Derrick est déjà à l'aéroport ?
- Oui et j'ai peur !
- Maella reste calme!
-Comment rester calme, il nous rejoint maintenant !
- Et alors ?
- Manuella, Je serais là devant Marc et Derrick, cela sera trop difficile.
-Calme toi, d'ailleurs Marc n'est pas encore revenu.
- Il veut qu'on parte à Abidjan !
-Quoi ?
-Oui on repart à Abidjan.
- Les plans se compliquent mais nous restons sereines! Ok?
- Où est ? demanda Maella
-On s'e fout, de cet abruti, il n'est toujours pas revenu des toilettes. D'ailleurs ca ne sert à rien d'aller embarquer levons nous.
- Les affaires de Marc ? demanda Maella
- Ton mari arrive, dit Manuella en chuchotant!
Lorsque Maella leva la tête elle vit son homme, son Derrick. Elle vit l'homme qui l'avait épousé qui ne jurait que par elle elle se mit à courir vers lui oubliant les douleurs médicales récentes, il la prit dans ses bras. Elle se mit à l'embrasser tendrement et ce long baiser noua leurs lèvres longtemps au beau milieu de l'aéroport de Cancùn. Manuella regardait ce spectacle les larmes yeux, un peu de magie, d'amour après tant de répit.Marc n'était toujours pas revenu, et elle s’avança vers les amoureux.
- Monsieur ADOM, on salut au moins la belle sœur non ?
-Excuse moi Manuella, viens dans mes bras !
Elle s'apprêtait à le prendre dans ses bras lorsqu'ils furent interpellés par la police.
-Madame s'il vous plait à qui appartient ce bagage ?
- Je ne sais pas, c'est un ami, il m'a dit qu'il partait aux toilettes dit Manuella
-Mesdames, ca fait 7 minutes que nous vous observons, votre ami a quitté l'aéroport,répliqua le policier
-Comment ca, ce n'est pas possible ? s'exclama Manuella
-Vous êtes avec quelqu'un ? demanda Derrick étonné
-Oui, avec Marc répondit Maella
Un chien renifleur s'approcha de l'énorme valise et commença à aboyer.
- Mesdames, vous allez devoir nous suivre, savez vous le contenu de ce bagage ?
-Ce n'est pas le nôtre,nous n'en savons rien ! cria Manuella
- Vous allez devoir nous suivre dit le policier en s'emparant de menottes.
-Attendez les filles, on se calme j'appelle Marc répondit Derrick en s'emparant de son téléphone.
- Pourquoi devrions nous vous suivre ? s'exclama Manuella
-Il me semble que vous transportez de la cocaïne.
Manuella et Maella se regardèrent droit dans les yeux. Maella éclata en sanglots, et fut prise de rage! Elle opposait de la résistance, et ne laissait pas les policiers lui enfiler les menottes. Elle se mit à crier de plus belle les larmes aux yeux.
-C'est un connard, c'est un bâtard, il comptait sur nos passeports.
- Calme toi mon amour, calme toi, il est injoignable, mais je te promets que tout va se régler. lança Derrick
-Non rien va se régler. cria Maella en sanglots
- Ecoutez monsieur, je suis maître ADOM.
- Nous n'avons pas encore besoin d'avocat. Nous vous ferons appel, là nous irons avec ces deux femmes dans le service des stupéfiants pour les fouilles. Attendez nous ici nous vous ferons appels si besoin.
Manuella et Maella menottées accompagnées des policiers, du chien et du bagage s'éloignèrent du terminal; Derrick ne comprenait rien à cette scène. Pourquoi Marc abandonnerait-il son épouse en plein milieu de l'aéroport avec de la drogue ? Il se croyait dans un cauchemar, il voyait sa femme s'éloigner en pleurs. Derrick, n'en revenait pas. Sa profession d'avocat le rendait serein mais stupéfait par cette tournure anormale des événements. Son téléphone se mit à sonner. En décrochant, il reconnut dans l'immédiat la voix de Vaesnet
- Maître ADOM,bien arrivé ?
-Pas vraiment, ma femme se retrouve dans une histoire de drogue à l'aéroport de Cancùn. Mais je la connais et je sais que ce n'est pas elle, je la défendrais, mais je suis surpris car apparemment, c'est Marc, mon ami qui leur a laissé ce paquet prétextant qu'il allait aux toilettes et maintenant il est introuvable.
-Vous êtes devenus un ami, pour moi.Je vous ai promis, de veiller sur votre épouse, ce que j'ai fait. Il faut cependant que je sois franc comme dans toute amitié réelle.Je vais vous dire quelque chose qui risque de vous faire tomber à la renverse, de détruire votre mariage, mais il faut que je vous le dise.
- Mon mariage ? lança Derrick en ricanant.
- Oui votre mariage.
- Rien ne peut détruire mon mariage, ne vous aventurez pas sur ce terrain. Nous ne sommes plus dans le cadre du procès, des chiffres d'affaires, du pétrole..
- Vous ne voulez donc pas savoir la vérité?
- Quelle vérité?
- Marc Kassi est responsable du scandale sexuel dont vous avez été victime à votre arrivée.
- Pourquoi aurait-il fait ca ?
-Marc Kassi a aussi entretenu une relation amoureuse avec votre femme, il a couché avec elle à maintes reprises quand vous étiez dans l'Ohio.
- Non, non ce n'est pas possible.
- Vous aurez les preuves en photo, mes hommes ont suivi ce couple extra-conjugale par mail.
- Maella, avec Marc ?
- Avez vous déjà vu ma femme? Il s'agit surement d'une erreur.
- Je comprend parfaitement votre étonnement. Je raccroche, consultez vos mails et rappelez moi,conclut Vasnet après avoir raccroché.
Derrick, les mains trembantes prit sa tablette tactile, les battements de son coeur et les sueurs froides en lui. Il se connecta, ouvrit le mail. Il vit 25 photos en pièce jointe, 25 comme 25 ans. Il connait Maella depuis 25 ans, exactement. 25 ans qu'il partage sa vie, 25 ans que le sourire de Maella emplit ses journées, 25 ans ...
La première photo montrait Maella entrain d'embrasser Marc à la plage, la deuxième photo montrait Maella en bikini couchée au bord de l'eau sur le torse de Marc, son ami. La troisième photo montrait Maella retirer le haut de son bikini. La quatrième photo montra Marc, qui posait un baiser sur les seins de Maella.
Pris de haine, de dégoût, il lança sa tablette tactile. . Il respirait fort, une respiration aussi haletantes que nerveuse. Pourtant elle était là, il y a quelques minutes à l'embrasser, le prendre dans ses bras, l'appeler mon amour. Quelle est cette femme ? Cette femme qu'il avait côtoyé, que sa famille avait aimé, cette femme qu'il l'avait épousé devant DIEU, devant les hommes. La seule personne en qui il avait entièrement confiance, la seule personne. Pour elle, il pourrait décrocher, non pas la lune mais le ciel. Pour elle il l'aurait fait un collier de diamants avec les étoiles. Pour elle il aurait pu tuer, elle portait son nom. Il voulait faire d'elle la femme, la plus heureuse, la mère de ses enfants. Derrick pleurait, il pleurait à genou dans un aéroport.
Son téléphone se remit à sonner.
- Avez vous vu les photos ?
- Où est Marc Kassi ? demanda Derrick la voix rouée de larmes
-Mes hommes viennent de le retrouver dans un train en partance pour Ciudad Victoria.
- Vaesnet ? Etes vous mon ami
-Je vous ai donné ma parole.
- Tuez le. Faites éclatez sa cervelle.
- Je serais reconnaissant de vous rendre ce service.
Derrick raccrocha et entendit quelqu'un l'interpeller.
- Maître ADOM?
- Oui ?
- Vous allez bien ? demanda le policier surpris par les larmes de l'avocat.
-Oui, très bien, répondit-il en souriant.
- Votre femme et son ami prétendent ne pas être propriétaires des 25 kg de cocaïne.
- Je la connais depuis 25 ans, et elle a eu à consommer de la drogue dans sa jeunesse.
-Votre femme ou son ami ?
- Maella
- Son ami, serait-elle impliquée?
-Maella a surement du replonger, vous savez je ne veux pas la défendre car cela ne l'aiderait pas à se libérer de cet addiction. Ma femme est fille d'ambassadeur, elle a longtemps suivi son père dans le monde en transportant incognito, de grosses quantité de drogues tout en restant protégée par les faveurs diplomatique. Je penses qu'aujourd'hui elle doit prendre ses responsabilités . Manuella est son amie, la plus fidèle, une amie de confiance qui la suit dans tous ses mauvais coups, aveuglée par cette amitié passionnelle, sinon c'est une bonne femme mère de famille, surtout fidèle à son homme. Je ne veux pas être leurs avocat, ne me mêlez pas à ces conneries. Maintenant excusez moi, j'ai un vol pour Abidjan...
Derrick s'en alla, il ne sentait plus ses pieds, il sentait une terrible douleur à la gorge, au coeur,, à la tête. Il était épris de maux, maux d'une grande trahison, d'une déception venant de sa meilleure amie, à quelques jours de son mariage, avec une personne qu'il considérait particulièrement. Il se culpabilisait aussi de n'avoir rien vu venir. Il se retourna et interpella le policier qui venait de lui parler. Celui ci se retourna
-Maitre ADOM avez vous changé d'avis ?
- il existe des avocats commis d'office. Remettez lui cà, de ma part dit-il en retirant son alliance. Je vous remercie d'avance.
Pour la deuxième fois de sa vie, ses larmes coulaient, en tant qu'homme jamais il n'avait été amené à verser des larmes, la dernière fois qu'il pleurait c'était des larmes de joies, le jour de son mariage
FIN


Je suis attéré devant tant de talent...
RépondreSupprimerNoella ta fin est une apothéose. Où le commun des mortel s'attendait a un happy ending (retrouvailles et pardon) tu as réussi a nous retranscrire avec brio le "good guy tourne bad"... nais quand je dis bad c'est bad de chez bad hein...
Noella je m'incline devant ton talent.
Je t'en conjure fais editer cette histoire ou fais en un ebook que tu vas vendre sue amazone.
YannPi ton admirateur
ehhhhh pardon Noella , ne nous fais pas çaaaa ehhhhhhhhhh
RépondreSupprimereeeeeeehhhhhhhhhhhhhhhh c'essst fiiiniiii coommmee saa quuooii!!!! Nooeellla paarrddooonn faauutt arranggeerr un peeu less chossseees!!!!! Ehhhh Seigneur c'est troop cruuel troop triistte et se soont les innocentes qui vont payyyerr!!! rhhhhhhhooooooooooooo
RépondreSupprimerNoella you made my day !
RépondreSupprimerMais vraiment l'histoire est magnifique tu maitrises autant le suspens que Musso dans L'appel de l'ange.
Bravo :)
Woblouuu
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