J'avais senti une forte douleur en moi, la localiser serait impossible...
C'était comme si l'on m'avait arracher mon coeur, ainsi les tourmentes s’enchaînèrent dans mon esprit comme une interminable symphonie maléfique.
Je n'étais pas dans un état de démence, un terrible état au point d'avoir cru tenir cette envellope, de l'avoir précieusement gardé. Non ce n'est pas possible. Je réfléchis, je réfléchis sois je suis fou soit quelqu'un m'empêche d'en savoir plus sur cette femme. Mais qui ? Depuis le début personne n'a cherché a s'enquérir de ses nouvelles. Apparemment personne ne pouvait me contraindre à me lancer dans cette folle aventure.
Je remontais chez moi, prenant les escaliers lourdement, mes pas n'avaient aucune logique, ma mine se pliait et se repliait me demandant encore et encore "Comment cela est-il possible?"
En effet à chaque rebondissement de cette histoire j'avais la honteuse et anormale impression de gravir les échelons du surmenage. Au fond de moi je savais que je n'étais pas bien tout se passait dans ma tête comme si je sentais que je m'enfoncais dans une folle exagération, amoureux de cette belle inconnue qui luttait inconsciemment pour ré-obtenir la vie.
Nous étions aux environs de 23heures , et je cherchais à joindre impérativement Marc, dans mon esprit je me disais que jamais, il n'allait répondre à mon appel. Je l'ai tellement mêlé à ma folle course ces derniers temps ..
J'ai du écouter les bips d'attente d'une façon éternelle, j'avais l'impression qu'il n'allait jamais décrocher. Cependant j'avais l'espoir qu'il finirait par décrocher car à moins qu'il éteigne son téléphone portable. Je resterais l'oreille collée à mon smartphone jusqu'au lever du soleil. Il si jamais il éteignait son téléphone j’essaierais de le joindre sur celui de son épouse que je connaissais très bien également.
Une voix enrouée, rauque et grave d'où ressortait une colère...
Marc: " Que me vaut cet appel tardif ?" Moi:" Marc tu m'as bien remis cette foutue envellope ? rassure moi"
Marc: " Tu commences sérieusement à péter les plombs, toi... Je t'ai remis cette envellope, je t'ai même dit le prénom de ton beau cadavre. ( Il marqua un arrêt) Que ce soit la première et la dernière fois que tu m'appeles pour des conneries pareilles, tes problèmes psychologiques ne sont pas les miens,j'ai une vie de famille, tu en aurais eu une tu aurais eu des limites dans certaines attitudes!"
Moi:" Excuse moi, tu sais avec Carla", Marc:" Je vous emmerde toi et ton cadavre Karl".
Un silence glacial... Ah oui je viens de m'en rendre compte: il m'a raccroché au nez.
Les paroles cruelles, dures de Marc, mon meilleur ami ne m'avait pas du tout affecté, elle m'affecteront peut-être quand je reviendrais à la raison...
J'étais en peignoire, j'ai posé ma tasse de café et j'ai pris les clés de mon bolide et j'ai descendu les escaliers en fureur. Si Marc lui même adepte des blagues de mauvais goûts était à ce point fâché c’est bien parce que je l'ai appelé si tard inutilement, inutilement parcequ'il m'avais effectivement remis cette envellope, il m'avait dit son prénom....
Oh oui suis-je si idiot ?
Une fois dans le parking sous terrain, je me suis rappelé d'elle, de ce jour ou j'ai rêvé l'avoir vu içi, c'était à la même place je me rappelle de la beauté de sa peau d'une douceur apparente, de ses belles lèvres teintées de rose, son sourire étincellent, ses fossettes angéliques, ce regard troublant...
Mon chapelet d'éloges je l'égrainais toujours dans ma tête même au volant, j'allais à l’hôpital, pourquoi ? je ne sais pas pourtant je ne suis pas de garde. Je prétexterais avoir oublié mon téléphone dans mon bureau, ou une clé ... ou que sais-je ? L'essentiel est bien d'arriver à l’hôpital.
Je ménageais de terribles efforts pour conduire sereinement car j'étais tellement tourmenté par la perte de cette envellope. Un quart d'heure plus tard je me suis retrouvé à l’accueil de l'hopital, fuyant cette machine biométrique qui enregistrait les empreintes digitales du personne. Je préférais la clé classique qui me permettrait surement d'éviter certains éventuels reproches.
Personne à l'acceuil , mon coeur s'apaise. Je me faufile dans le couloir, enfilant une blouse blanche pour éviter d'attirer certains regard sur moi . Enfin j'ouvre la porte de ma chambre ... Et qui je vois ?
Ma mère. A cette heure là ? Dans la chambre de Carla, esseulée, en larmes, sanglotant...
La scène me parut même plus qu'anormale...
La scène me parut même plus qu'anormale...
Quoi d'uatres Carla toujours dans son "sommeil", ma mère en larmes, des photos éparpillées sur le lit de Carla, ma mère en larmes, moi dans le ballet des tourmentes encore une fois ...

Il a été méchant Marc même si l'appel était dérangeant. Je viens de me rendre compte d'une autre coïncidence au niveau des prénoms. Carla et Karl c'est bien.
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