samedi 28 juillet 2012

Les Chronique de Noella: Les acharnements Du destin( 2ème partie)



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Le bruit des plaques chauffantes, des bruits de fritures, le bruit de la minuterie du grille-pain m'ont sorti de mon sommeil. Je prend mon courage à deux mains pour essayer d'attraper mon téléphone afin de savoir l'heure et pourquoi pas la date .

Il était 9H 47, j'étais encore dans le lit or il me semblait être dans un ascenseur avec cette fameuse beauté...
Oui ce n'était qu'un rêve, comment pourrais-je moi "Karl le looser" comme le disaient mes pote de lycée engager ne serait-ce qu'une simple discussion avec une si belle femme. Je me regarde dans la glace en face de mon grand lit, trop grand pour moi tout seul. Je suis beau, je le sais mais une beauté qui ne sert à rien s'efface à mes yeux.
Une chose est sure ce n'était qu'un rêve mais un délicieux rêve....

  -Karl, mon amour pourquoi ce réveil tardif, tu avais une réunion avec tout le centre hospitalier et dans une heure du reçois le ministre de la santé, tu t'en souviens ? c'est quoi cet air de surprise même si tu viens de te réveiller tu me fais peur là !

Ma mère savait toujours me réveiller avec juste ce qu’il me fallait: une pointe de tendresse mêlée à un humour léger, ce mélange me donnait toujours du toute la force pour ma journée et même pour la nuit aux urgences.

Je la regardais tendrement petite de taille, une peau claire satinée, cette peau qui malgré l'âge gardait sa beauté, ce petit sourire avec cette dentition parfaite . Quand elle me sourit ces yeux se brident légèrement. J'adore cette femme!

-Maman tu sais que t'es belle ?
-Oui je sais , mais tu sais que tu es en retard ?
- En plus elle fait son arrogante, je te dis que tu es belle et même pas un merci ? Une vrai sorcière cette dame. Elle ne put s'empêcher de rire ..
- Dis moi Karl tu n'es jamais en retard tu te réveille toujours à 7H30, 8h dans ta voiture, une gorgée de café à tous les feux monsieur a tellement peur d'arriver en retard qu'il prend son petit- dej' au volant! Et aujourd'hui bientôt 10H monsieur est confortablement couché dans son lit  comme un gros chat. T'es allé en boite sans moi ou quoi ? elle avait l'air tellement inquiète, il suffisait de peu pour l'inquiéter au sujet de son fils.

-Attends je file à la douche, je t'explique tout en prenant les délicieux pancakes que tu m'as préparé.

En fait je parlais à ma mère, je discutais avec elle mais je me demandais quel était le sens de ce rêve ? cette belle femme, ce tatouage, cette question "Karl c'est toi ?". Cela m'intriguait vraiment, et rien n'avait l'air d'un rêve jusqu'au rêve la même résidence, le même ascenseur, tout ... 
Sous la douche je pensais encore à son sourire angélique, cette voix douce qui en disait beaucoup sur une femme de caractère. les jets d'eau glissaient sur ma peau et la tête entre les mains je me disait: pourquoi es-ce que c'et un rêve bon sang, je reconnais j'ai peur des femmes, je n'arrive pas a leur parler mais celle là je l'aurais fait. Je pourrais tout  braver pour elle .

-Karl ca suffit tu sors ou pas ?  Tu veux avoir des problèmes pour la première fois ?

-Maman je suis dans la cuisine dans 5 minutes.

Vite je m'habillais car maman me stressait énormément je stressais tellement pour cette journée avec le ministre mais aujourd'hui c'est la dernière chose à laquelle je pense. 

                                                              *

Dans la cuisine, ma tasse de café en main je racontais mon rêve à ma mère. Elle reprit encore le même discours habituel en me faisant croire que cette fois ci: il s'agit d'un signe divin pour me dire qu'il est temps de me caser et que mon âme soeur et peut - être dans cette résidence. Pourquoi pas ? Mais moi je ne recherche pas mon âme soeur mais cette femme, celle là avec les yeux tirées marrons, les cheveux en cascade, celle là.
Ma mère me regardait rêvasser encore à elle, dans son regard on sentait bien qu'elle me prenait pour un idiot.

Je mis du temps , mais j'ai pu finalement quitter la maison en laissant ma mère qui s'affairait dans cuisine, sur le balcon arrosant les plantes, lavant mon linge a la machine. Les gens ont peut-être raison je suis un bébé...


Ce matin l’Hôpital était plutôt calme, même si j'y voyais la même routines, les mêmes matins.. Les infirmières qui se plaignent de leur trop grandes tâche, de leur absence de vie familiale amoureuse que sais-je? Je rentre saluer les collègues dans la cafétéria d'en bas et prendre les nouvelles des patients que j'ai, ceux qui sont toujours en vie comment se portent-ils, savoir ce qu'il y avait de nouveau... A part une certaine jeune dame qui à la suite d'un accident de la circulation ayant eu lieu ce matin même est plongé dans un profond coma

Marc est mon collègue, c’est du moins la personne avec qui je parle plus après ma mère, un vrai coureur de jupon, toujours entrain de faire des faux coups, des canulars. Il me trouvait trop timide pour un homme il voulait comme il le disait  « me pousser à vivre ma  masculinité ». Ce matin là il était tout calme, lui qui a l’habitude de taquiner tout le personnel de l’hôpital au point de devenir le médecin à éviter. Il avait même la sale habitude de toujours vouloir jouer la carte de l’humour même avec les patients cequi ne passait pas toujours .

Il buvait son thé et je lui ai donné une tape sur le dos.
-Ah la vie ! répondit Marc
-Quoi la vie ? Demandais-je
- Une belle dame s’est faite percuté par une range rover qui venaient en sens interdit vers minuit, une heure. Elle a plein de blessures et elle est plongée dans le coma, ah mon pote si tu voyais cette femme !
- T’es vraiment un salop tu ne penses qu’aux femmes, détache de tes sales habitudes quand même dans ta vie professionnelle.. lui disais-je d’un air sérieux
-Blaaa Blaaa Blaa en tout cas j’espère de tout  cœur qu’elle sortira du coma
Pour que je puisse l’inviter à diner.. Je vais lui réapprendre le gout de la vie.

Après quelques minutes de rires, de causeries pendant lesquelles j’écoutais Marc me faire rire, pendant lesquelles je  lui avais aussi expliqué mon rêve étrange, nous nous sommes lancés dans un tour des chambres de pratiquement tous les services.
Je prenais des nouvelles des patients, je discutais un peu avec eux, j’essayais de les rassurer concernant leurs éventuelles craintes.
La dernière chambre c’était la chambre 521. Je rentre et je revois la même femme de mon rêve. Je vérifie s’il n’y a pas de proches, de famille à proximité. Il faut que je regarde ses poignets, a-t-elle ce fameux tatouage, qui est-elle ? Cette belle femme qui m’avait reconnu ? Comment s’est-elle retrouvée ici dans ce coma..
Les questions se chevauchaient sans ma tête accélérant mon rythme cardiaque.
Je regardais ses yeux, ses cheveux éparpillées sur le cousin ses égratignures sur le visage qui la rendait encore plus vulnérable, mystérieuse, attirante. A en croire les ambulanciers elle devrait mourir, car le choc était vraiment brutal. Elle était si belle, oh mon Dieu..

Qui ne s’inquièteraient pas de ma santé mentale si je lui raconte cette histoire : rêver d’une femme qui nous donne rendez-vous à l’appartement 521 de votre résidence que vous retrouvez dans la chambre 521 d’un hôpital qui est plongé dans un profond coma. Mes chances de savoir qui est cette femme seront a jamais perdues si je ne vois pas sa famille à son chevet. En Europe on a connu des patients qui ont fait des années dans des chambres d’hôpital sans jamais recevoir de visites , jusqu’à ce que leur dépouille soit transférée.
Moi je ne crois pas au destin, mon destin c’est moi qui le fait, qui le provoque, qui le façonne, j’irais jusqu’au bout  pour savoir qui est cette femme, cet accident de voiture était -il prémédité au point qu'elle me donne le numéro de sa chambre d’hôpital quelques heures avant et tout ca dans un rêve.. Un rêve pas si simple.

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