jeudi 7 mars 2013

Toutes ces femmes #Women's day





F comme la première lettre du mot femme évidemment ..



Je suis Fatima,  j'ai été excisée à 10 ans, je suis africaine, je vivais dans un village du nord du Mali. L'excision ou encore les mutilations génitales féminines constituent un réel fléau, un sujet sensible, délicat surtout pour les anciens et même les personnes qui sont liées à leurs us, leurs coutumes de façon exagérée voire inconsciente.Inconsciente quand beaucoup pensent que se faire exciser c'est connaitre, accepter sa place de femme pure, respectueuses, soumise, issue d'une famille qui à su lui inculquer une parfaite éducation. Je me rappelle de ce jour où je revenais de chez mon ami d'enfance après  Aissatou Diallo que j'ai voyais pour la dernière fois d'ailleurs. Ce jour là on avait rit, dansé joué à la corde à sauter, tressé les poupées pratiquement chauves. Nos mères sont arrivées par surprise pour nous diriger vers les personnes que nous redoutions le plus, les matrones du village qui avaient fait de la mutilation génitale féminine leur domaine d'excellence.. Pleurs, cris, larmes refus mais finalement nous l'avions fait, non pas nous, nos parent nous l'avaient fait faire... Sentir la lame de ses ustensiles trésallir au plus profond de votre naïve intimité, vous arracher une part de vous. Au coucher du soleil, nous sommes rentrées chez nous, les jours sont passés, les soins à l'eau chaude tous les soirs, nos mères nous en ont procurés toutes les deux Aissatou et moi. Malheureusement ma meilleure amie s'en est remise difficilement, elle a perdu beaucoup de sang pendant et après la boucherie des matrones et la mort l'a emporté. Aujourd'hui j'ai 45 ans mariée, mère de 3 enfants dont 2 filles qui ne se feront jamais mutiler tant que je serais en vie, je vis dans mon pays et je suis présidente de l’association " Maliba" qui se bat pour l'éradication de ce drame: les mutilations génitales féminines. L'organisation mondiale de la Santé estime que 100 millions de femmes ont été excisées, pour moi c'est inadmissible. Une femme a une intégrité physique, morale, des droits à faire valoir et respecter.

E comme le premier e du mot femme


E comme Éliane, joli prénom n'es-ce pas? Joli comme moi.
Je m'appelle Éliane j'ai 19 ans je, je porte en moi la vie depuis sept mois...
A 19 ans on ne prévoit pas de faire un enfant, la naïveté, la négligence l'inconscience des folies juvéniles nous rattrapent toujours. Quand tu es une femme, grande de taille, magnifique peau, teint d'ébène formes voluptueuses et que tu ne cesses de ravager, aiguiser susciter l'appétit sexuel des hommes, ce n'est pas parce que tu es Miss univers mais c'est juste que tous les hommes ne veulent te " goûeter". La fortune de l'homme qui vous fait la cour ne signifie pas implicitement la valeur qu'il vous accorde. Mes soeurs, comprenez que votre corps vaut une éternité de fois mieux que des liasses de billets... Dès 16 ans je me suis éprise de luxe, d'hommes d'affaire, de bijoux, d'argent de cadeaux. Les amants je les collectionnais à n'en point finir sans aucun remords. Je suis belle, je suis jeune, je plais j'en profite. Mes aventures, mes ébats n'étaient pas toujours protégés parce qu'il était " improbable" pour moi que des hommes aussi chics, classes, riches, élégants pouvait porter une aussi répugnante maladie. Parmi les amants il y avait Dylann, le plus jeune de mes amants il avait  38 ans riche homme d'affaire dans le textile, le seul de mes amants avec lequel je pouvais m'afficher en soirée dans les night club sans avoir honte. Mon Dylann n'était pas comme ces autres vieux barbus aux ventres bedonnants. Finalement, je me suis installée avec lui, je voulais me ranger, j'ai accepté de vivre avec lui juste pour choisir le père de mon enfant. Je n'étais pas certaine de sa paternité à l'égard de mon enfant, mais peu m'importait je voulais ranger ma vie pour mon enfant. Déjà que je devais prouver à mes parents que cet enfant pourra grandir dans de bonnes conditions: amour du cocon familial et moyens financiers. Alors, j'ai emménagé avec Dylan, je lui ai fait part de ma grossesse, il était heureux, nous vivions comme un petit couple. Tout allait bien jusqu'au jour où pour les examens médicaux du suivi de la grossesse, il découvrit que j'étais enceinte tout ayant le  VIH SIDA, donc certainement lui aussi portait cette maladie. Il m'a bien sur abandonné, par rage, colère, je ne sais pas. J'étais enceinte de deux mois, aujourd'hui je suis enceinte de 7 mois parce que j'ai décidé de garder cet enfant quoiqu'il en soit,la science évolue mon enfant vivra en bonne santé. Je ne tiens pas compte des avis extérieures, du mépris des jugements, mes erreurs je les assumes. Ma vie a connu des sombres moments de vices entre ma vie sexuelle désordonnée mais d'autres vices comme la drogue. Je sais ce n'est pas beau à raconter à dire mais j'ai fait de ma vie un désordre, une dépravation. Incroyable mais vrai j'ai pourtant décidé de changer car je suis une mère, je porte la vie, je mettrais bientôt au monde un magnifique enfant. Ma grossesse m'a assagit, ma séropositivité m'a conscientisée. Croyez le ou non je suis maîtresse, de ma vie de mes actes et je changerais le cours des choses avec le soutien du très haut.Les gens me regardent avec pitié, dégoût mais je n'en tiens pas compte mes erreurs sont miennes et je les assumerais jusqu'à mon dernier souffle. Les erreurs nous en faisons  tous.  Par ailleurs il est indéniable que certaines erreurs peuvent être évitées alors protégez vous lors de vos relations sexuelles, au delà du VIH, vous pourrez préservez votre santé dans un monde de déchéance où les infections transmissibles rodent.Aussi près de 36 000 personnes ignorent porter le virus.


M & M  comme les deux m dans le mot femme



Marala et Marichi, nous sommes des jumelles hindoues...
Mettre au monde une fille en Inde est assez douloureux pour une femme. Je ne vous parle pas de douleurs physiques, mais de douleurs morales dans la mesure où le sexe féminin n'est pas celui souhaité par les hommes. En Inde, c'est la famille de la femme qui prépare un mariage, qui doit avoir des moyens financiers
alors certains parents n'hésitent pas à faire étouffer leurs petites filles à la naissance. Triste cruauté comme si un enfant était un " investissement".  Moi, je suis jumelle, nos parents ont "essayé" de ne pas faire la même chose, difficilement car nous n'avons pas été toutes deux scolarisées faute de moyen. Moi Marala je me suis arrêté après l'obtention de mon baccalauréat, ma soeur Marichi est allé en France,continuer ses études.Elle veut être avocate, c'est son rêve. Bientôt 3 ans que nous l'avions plus jamais vu, elle envoyait régulièrement un peu d'argent et elle nous écrivait ces lettres emplies d'espoir  et d'amour j’espérais que tout se passait bien pour elle jusqu'à ce que je lise cette lettre qu'elle nous avait écrit. Je suis là seule à savoir lire chez moi, j'ai donc gardé les terribles révélations de cette lettre, pour moi. Elle me disait qu'elle essayait de survivre, elle se battait pour réussir, elle croyait en son rêve et qu'elle ferait tout pour y parvenir, nous sortir de la galère au point de vendre son corps. J'ai gardé le secret pour moi ma soeur se prostituait. Juger ou ne pas juger une prostituée? Je me suis dit quand la vie devient de plus en plus rude, que les épreuves ne semblent pas vous dérouter alors même l'impensable toi femme, tu le fais..   Marachi a tenu, les années passent, passent elle finit par être embauché dans une firme internationale aux service juridique, grâce à elle j'ai pu reprendre mes études, elle a pu améliorer la vie des parents. Ce secret restera éternellement entre ma soeur et moi.
En France près de 90% des victimes des réseaux de prostitution, de proxénétisme sont des étrangères surement en situation difficile..

E  comme de dernier e de Femme


E comme Emma. Je suis Emma  Kwame je suis directrice d'une agence de communication de grande renommée içi au Ghana, je n'ai pas eu la chance, l'opportunité, de porter la vie, d'enfanter mais j'ai quand même pu avoir une fille grâce aux multiples avancées de la science tel que les inséminations artificielles. Ma stérilité a donc pu être entravée d'une certaine façon. Avec mon compagnon de l'époque John nous avons la chance d'avoir un magnifique petit garçon du nom de Désiré. Désiré est toute ma vie, tout mon amour, toute ma force ma raison de vivre. Etre mère c'est une grâce divine indicible tant magnifique et pleine d'amour...
Par ailleurs, avoir un enfant n'a pas pour autant solidifié mon mariage. Le mariage est bien loin de l'idée de l'amour parfait, d'un homme, d'une femme qui s'aiment se soutiennent se comprennent malgré les éventuels embûches.Mon mariage a comment dire ... "Chaviré".  Mon mari John a sombré dans l’alcoolisme après le décès de mes beaux parents lors d'un accident de la route. J'ai essayé de le soutenir, de l'aider. Médecins après médecins psychiatres après psychiatres, remèdes après remèdes. J'ai tout fait pour l'éloigner de l’alcool, je l'ai soutenu comme je pouvais. Durant cette période j'ai essayé d'être à la fois mère, épouse chef d'entreprise, femme au foyer.  Une femme comme vous le savez, est supposée être en mesure d'avoir toutes ces capacités, car nous sommes fortes, nous sommes des femmes. Malheureusement je n'ai pas pu rester forte longtemps car les mois passaient et mon mari devenait de plus en plus violent agressif. Agressif au point de me balancer la bouteille de whisky  que je tentais de lui arracher, violent au point de me battre quand je rentrais un peu plus tard du boulot à la suite d'une longue réunion. La goutte qui a fait débordé le vase a été ce fer à repasser qu'il a posé sur mon épaule suite à une dispute qui a éclaté. Au début je n'ai pas voulu le quitter, j'ai voulu cacher à mon entourage que j'étais " une femme battue". Mon fils Désiré de 4 ans a regardé la scène bouche bée avant de commencer à pleurer. Son père énervé par les pleurs lui a serré le coup avec rage. Je me suis empressée de sauver mon enfants de ses mains folles et violentes. Puis, je suis parti avec lui, j'ai démarré ma voiture en trombe et plus jamais je ne suis revenue. Une femme battue, c'est bien plus que de simples coups, plus le temps passe, plus les gestes se multiplient et s'intensifient de violence, votre dignité féminine est bafouée voire violée Mon fils ne vivra pas dans cet atmosphère et moi non plus j'ai refais ma vie je vis seule avec Désiré, j'ai divorcé et John n'aura la garde partielle de l'enfant qu'une fois véritablement rétabli. Sachez le : dans le monde près de 50% de femmes sont battues, maltraitées..

F.E.M.M.E

Fatima, Elianne, Marala, Marachi, Emmanuella tant de personnages féminins parmi tant d'autres empreints d'un  fort caractère.  A travers quelques lignes, ces personnages fictifs j'ai essayé de survoler des problèmes d'actualités, de véritables fléaux  soutenus de statistiques exactes dont les femmes sont victimes un peu partout dans le monde. J'entends par ces fléaux ( mutilations génitales féminines, viols, prostitutions, violence envers les femmes,maladies,stérilité, maternité mariage divorce. Je n'idéalise pas les femmes, je ne dévalorise pas les hommes pour autant mais ayez au moins un minimum de considérations pour ces êtres qui sont capables de beaucoup ..


Et toi quelle Femme es- tu 
Ou 
Quelle femme connais tu ? 

La femme forte avec des valeurs qui réussira et persévérera peu importe la déchéance de ce monde. Une femme forte, déterminée qui  fera de sa vie ce dont elle a toujours rêvé, une épouse de valeur, une mère attentionnée avec un réel potentiel intellectuel. Etre une femme c'est bien plus que mot, qu'un genre sexuel c'est une force.

HAPPY WOMEN'S DAY
BONNE JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA FEMME

si cet article vous a plu partagez le aux femmes qui vous sont chers.



Source statistiques

2 commentaires:

  1. Bel article...Et surtout,bonne continuation.
    Je te souhaite d'être une femme accomplie, forte et avec des valeurs, tu le mérites. Happy women's day.
    :) Marie-Gisèle

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  2. Woww, c'est puissant. Tous les themes evoques dans cet artice sont des problemes auquelles les femmes sont confrontees chaque jour. Je te tire mon chapeau. Malgre ces caracteres fictifs , j'ai ressenti une pleine realite de leur lutte quotidienne. Bonne continuation.
    Marie B.

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