#Musique&Lecture
Chers lecteurs, N'hésitez pas à cliquez sur "play" lorsque vous verrez la vidéo à un certain moment de votre lecture .J'ai eu l'idée d'agrémenter votre lecture avec de la musique, une musique absolument exquise. Désormais vous aurez toujours cet accompagnement musical lorsqu'il s'agira de mes chroniques.
Goûtez donc au plaisir de la lecture combiné à celui de la musique ...
Bonne lecture avec le merveilleux fond sonore de douces notes de Piano
#Les chroniques de Noella
Partie précédente
Les acharnements du destin
Goethe disait« Je préfère une vérité nuisible à une erreur utile : la vérité guérit le mal qu’elle a pu causer ».
Es-ce pour autant qu'elle arrive à imposer un redressement, ou encore remettre les idées en place à la personne concernée qui était totalement dans l’irrationnel?
"Le mal", qu'entendez vous par le mal Goethe Le mal, je pense bien que cette perception, ce sentiment est différent d'une personne à une autre. On ne fait jamais mal à deux personnes au même degré. Il est certain que l'une sera plus anéantie que l'autre ...
Karla Perle, était toujours alitée, pendant que sa mère livrait toute la vérité à son frère cette homme qui était éperdument tombé amoureux d'elle. Cet homme qu'elle avait aperçu dans sa résidence, qui s'est révélé être bien plus que son médecin mais aussi son frère. Les discussions continuèrent, alternés par des larmes, des soupirs. La vérité un bien petit mot, qui peut prendre des allures gargantuesques selon le degré de complication de la situation.
-Karl,mon fils je suis totalement désolée pour tout ce qui arrive, tout ce que je t'avoue là maintenant dans cette chambre d'hôpital...
- Maman, tu t'excuseras quand tu m'auras tout expliqué, dans les moindres détails, car je sais que tu n'en as pas fini avec cette terrible vérité. Pour le moment,et avec tout le respect que je te dois crois moi les excuses j'en ai rien à foutre.
La mère de Karl, sentait que la vérité n'était plus une option mais l'ultime option au risque de perdre tout cequi lui restait au soir de sa vie: le fruit de ses entrailles. Elle était pleinement consciente du poids bien trop élévé de cette vérité. Mais aujourd'hui elle n'était plus en état de la fuir.
- Maman, ce que je voudrais bien savoir au delà de tout ca, et que j'aimerais que tu m'expliques après c'est comment tu as pu te marier avec un homme comme papa, vivre avec lui faire des enfants avec lui .. C'est un monstre
-Karl, l'essentiel est que j'ai fait tout cequi était en mon pouvoir pour vous protéger de ce "monstre " comme tu le dis si bien. J'ai assumé mon erreur, et je l'assumerais jusqu'à mon dernier soupir.
- Assumer ? en fuyant la vérité
Malgré le fait de se faire sermoner sans la moindre pitié, la mère de Karl continuait son récit, comme si elle aussi voulait se libérer de cette lourde vérité elle aussi, tout autant que son fils Karl.
- Marie Perle étant sage femme, il lui fallait terminer son service pour m'accompagner. C'est alors qu'elle me proposa de me faire accompagner à 18heures, non pas par un taxi mais par son mari et en voiture. Je fus ravie car j'étais au moins rassurer de leur volonté de garder le contact afin que mes deux enfants puissent se revoir.Ils sont donc arrivés, m'ont aidé à monter dans la voiture vu que je n'étais pas en état de marcher. Marie Perle a soigneusement rangé mes affaires, t'as pris et nous étions dans la voiture , nous avons fait connaissance. Ils m'ont rassuré qu'ils prendraient soin de toi et que jamais le contact ne se perdrait.
- Ce sont vraimment ds gens biens .
-Mon fils, arrivés chez nous il y avait une voiture garée devant le portail, un gros range rover rouge flambant neuf, la couleur m'intriguait déjà. Il n'est pas possible pour un hommme de conduire ce genre de voiture. J'ai invité Marie Perle et son mari à descendre salué mon mari sans pour autant avoué notre gros secret, selui selon lequel ils sont les nouveaux parents de ta soeur jumelle qui sont bel et bien vivants. Pour moi, cela était juste un moyen de montrer une certains sympathie à leur égard mais aussi un remerciement.
- Mais alors ? Cette voiture ?
-J'y viens. Nous sommes descendus, je te tenais dans les bras, tu étais envellopé, tu dormais comme un ange. J'ai sonné, et c'est une femme en nuisette qui à ouvert le portail,elle voulut savoir mon identité. Je lui ai répondu queje suis la femme du monsieur qui habite dans cette maison mais aussi la mère de l'enfant que je venais de mettre au monde. Imagine un peu le spectacle désagréable qui s'offrait à Marie Perle et son mari...
- Qui était cette femme ?
- Une grande femme d'affaire qui s'était éprise de ton père, et qui avait une liaison extra conjuguale avec lui. Cette femme si puissante, lui donnait bien plus que du plaisir charnel mais aussi de l'argent.
-Maman, Qu'a t-elle répondu quand tu lui as dit qui tu étais ?
- Elle m'a répondu qu'elle me félicitait pour mon accouchement et que mon soi-disant mari est couché à l'intérieur nu et elle me demandait si je tenais à voir ce spectacle. J'ai gentiment tendu mon enfant à Marie Perle et j'ai giflé cette femme. Elle se mit à crier quand ton père sortit à moitié nu pour m'asséner de violents coups de poings. Il a demandé à Marie Perle de lui rendre son enfant et de déguerpir.
- Ils sont partis comme ca ?
- C'était la dernière fois que je les voyais ...
- Mais, pourquoi ?
- Parcequ'il ne voyait pas l'intérêt de renouer les liens avec cette famille avec un père alcoolique violent. Ce spectacle n'est pas celui que l'on doit aimer voir. Plus jamais je ne les avais revu...
- Mais ces photos de Karla et moi ?
- Ce sont des photos de l'hôpital, des quelques jours où nous sommes restés, Marie Perle a eu l'amabilité d'en faire elle m'en faisait parvenir souvent des photos de Karla mais en me laissant des lettres anonymes conteant des photos. Elle tenait à ceque j'ai des nouvelles de Karla mais pas à ce qu'on se revoye vu nos conditions de vies. Puis 2ans, 3 ans plus de lettres, plus rien.
-En fait maman, tu n'es responsable de rien. Je sais qui l'est et crois moi il me le paiera.
- Mon fils, l'une des raisons pour lesquelles je ne voulais pas t'en parler c'était dans le but de ne pas nourrir en toi le feu de la vengeance.Ce monstre reste ton père
-NON Ce n'est pas mon père. Continue
- Les années sont passés, les coups de poings, les blessures, je ne les supportaient plus car elles n'étaient plus physiques mais aussi morales. Ayant la double nationalité, du fait de mon métissage je me suis réfugiée en France, j'ai quitté la Côte d'Ivoite et tous les souvenirs douloureux qui y étaient liés. Je n'avais plus de nouvelles de ta soeur depuis des mois, des années, je n'ai pas donc hésité à fuir pour t'assurer un avenir meilleur.
- Et Karla ?
- J'ai engagé un détective privé depuis Paris pour rechercher Marie Perle, la sage femme pour retrouver ma fille. Hélas, elle a quitté l'hôpital, et elle s'est envolé pour les Etats Unis avec sa famille. Karla vivait donc dans le New Jersey. A un moment je me suis demandé si je ne devais pas abandonner mes investigations. Karla m'aimera t'elle un jour comme elle aime sa mère adoptive ? Sa vie loin de moi n'était-elle pas meilleure. Une dizaine d'année plus tard j'ai repris es investigations et je me suis rendus compte que ses parents adoptifs avaient rendu l'âme dans un accident de la route, elle a survécu à cet accident. Par ailleurs, Marie Perle et son mari sont décédés. J'hésitais encore avant de reprendre contact avec elle. Cet accident de la route la coïncidence a fait que je l'ai appris par les journaux télévisés. J'ai reconnu Karla, elle était couché sur la route et elle avait une tâche de beauté dans le cou jutse derrière l'oreille. Au delà de la ressemblance frappante entre vous, ce signe jamais je ne l'oublierais.
- Qu'as-tu fait après ?
-Je suis allé dans le New Jersey, j'ai assisté à l'enterrement de ses parents, me faisant passer pour des amis à ses parents.j'ai essayé de lui parler mais jamais je n'ai eu le courage de lui dire que j'étais sa vrai mère. Elle m'a dit qu'elle était étudiante en Master de Psychologie, qu'elle était passionée de dramaturgie, de peinture. Une jeune femme complète, qui grâce à Dieu à commencé à bien s'entendre avec moi .Cette relation mère fille s'installait constamment à travers lettres, appels, mails.
- Donc, tes voyages touristiques aux Etats Unis toutes ces années c'était ca ? Tu m'as caché ca même quand tu povois encore clarifier les choses.
Karl prit sa tête entre les mains d'une façon nerveuse
- Une fois Karla m'a appélé pour me confié qu'elle a su après avoir fouillé dans les documents de l'hôpital après l'accident lors duquel elle avait perdu ses parents qu'elle n'était pas leurs filles les analyses médicales,et bien d'autres le prouvaient. Elle m'a confié qu'elle repartirait en Côte d'Ivoire rechercher ses vrais parents.
-ET ?
-J'ai eu peur.
Finalement elle y est allé 6 mois, elle a arrêté ses cours, pendant 1 semestre, elle a fouillé, refouillé. Elle était sur le bon chemin pour rencontrer ton père, si elle le retrouvait et qu'il lui disait qui était sa mère elle m'aurait détesté d'avoir joué le jeu pendant tant d'années, moi qui était pour elle une confidente, pourtant j'étais sa vraie mère. J'ai été hypocrite et j'avais peur de sa réaction. Elle éclata en sanglots
Rencontrer ton père n'était pas une bonne idée, j'ai essayé de l'en dissuader mais c'était peine perdue. Elle l'a rencontré, elle m'a appelé à quelques heures de leurs rendez vous . J'ai attendu son appel .Puis plus jamais, je crois qu'elle a su que j'étais en fait sa mère. La dernière fois que je l'ai revu c'était içi à Paris, le même jour que toi dans la résidence puis, plusieurs fois après.Avant que je ne l'aperçoive j'ai essayé de repartir vers elle mais elle n'a jamais voulu me reparler... Elle m'a dit qu'elle était venu refaire sa vie à Paris,après s'âtre fait ... Vi- vi- O Lé elle tremblait elle n'arrivait plus à parler par son Père à Abidjan elle avait un boulot, elle ne cherche pas à fuir la vérité comme moi, Elle voulait te rencontrer, te revoir.
- Qu'es-ce que tu as dis ? Karl secoua violemment les épaules de sa mère sous l'effet du choc.
- Karl, ne t'inquiètes pas, c'est fini, ton Père est mort.
- Mort ? Mort ? C'est tout après nous avoir divisé, violé sa propore fille, gâché nos vies ? Que devenons nous ? Et puis depuis quand il est mort? Même s'il est mort jamais nous ne pourrions être unis à nouveau comme une famille. Toi, moi Karla. Pourra t-elle un jour avoir un époux, des enfants, une famille.
Les larmes coulèrent, les cris mère et fils ... Douleurs, rancoeurs, déceptions un parfait drame
-J'ai payé des hommes pour l'assassiner.
- Donc tu m'apprends encore une nouvelle, même si je n'ai jamais aimé mon père, c'est quand même mon droit de savoir tes manoeuvres de vengeances, cequ'il a fait à ma soeur, tout cela. Tu comptais garder tout cela jusqu'à quand Maman?
- Karl, je t'en pries, ne me fais pas ca...
J'ai accumulé tant de haine dans mon coeur. J'ai tout fais pour qu'il ne gâche pas ta vie, tout aussi celle de Karla, d'où l'idée de l'éloigner de vous.. Mais il est allé au plus profond de la lâcheté de la bâtardise en la violant. Crois moi je suis une femme et toute les douches que Karla prendra dans sa vie n'enlèvera jamais l'impureté avec laquelle elle vit depuis ce viol.
-Maman, comme te l'as dit Karla, moi aussi je ne veux plus jamais te revoir.Oublies moi tu n'as jamais eu d'enfants.
-Je t'en prie, non je l'ai fait pour vous
Elle essaya de le retenir en lui attrapant les bras mais Karl la repoussa violemment
Karl étai sur le point de sortir lorsqu'une infirmière rentra au même moment dans la chambre en panique, le regard froid.
- Docteur, j'ai quelque chose à vous dire à propos de la patiente.
- Quoi encore ? vociféra Karl violemment
L'infirmière surprise par cette réaction fut quelque peu déstabilisée.
- Pardonnez notre incompétence, l'équipe et moi car nous devrions être en mesure de le savoir depuis les urgences
-Tu vas parler oui ou non ?
- La patiente, La patiente, La patiente est enceinte.
- Répète ?
- Oui elle est enceinte de 2 mois, mais ce n'est pas un problème , les autres médecins de l'hôpital sont en visioconférence avec d'autres Washington, cet enfant peut survivre car il y a eu des cas de mère dans le coma en Palestine qui ont pu survivre, il faut simplement alimenter le foetus de sang et tout ira bien, d'autant plus que cette femme à beaucoup de chance de se rétablir. Les médecins y sont unanimes à ce sujet.
Karl se tourna vers s amère encore au sol et abasourdie par la nouvelle
- Quand es-ce que MA SOEUR est allé voir papa à Abidjan ? Depuis combien de temps ? Ca ne fait pas 2 mois, dis moi tout? Quand ? il ne respirait plus vu la rapidité à laquelle il débitait ses mots .
Elle ne répondait pas elle pleurait à même le sol de toutes ses forces ...
-Je suis désolé Karl, pardonne moi, je suis désolée. Je t'en supplie, pardonne moi , pardonne moi j'ai tout fait pour que vous puissiez avoir un avenir, une vie normale. C'est pour cela que je n'ai jamais voulu qu'elle le rencontre, je suis désolé mon fils.
L'infirmière étrangère à ce grabuge de secrets, ne comprenait toujours rien et s'étonnait de voir la ère de Karl en larmes à terre, dans la chambre d'une patiente. Un spectacle qui relevait de l'insensé. Elle aida la dame à se relever.
- Madame vous connaissez cette patiente qu'es-ce que vous faites entrain de pleurer ? relevez -vous. Quant à vous Docteur Karl vous êtes attendu à la visioconférence en salle 238. Allez y vite!
- Je n'irais nul part ! vous ne m'attendez nul part. Il donna un coup de poing dans le mur. Karl se mit à courir dans les grandes allés pales de l'hôpital.
L'infirmière se mit à le poursuivre dans les allées. Non elle ne poursuivait pas un malade en psychiatrie, elle poursuivait l'un des meilleurs médecins de Paris . De plus elle se rend compte qu'il avait laissé tombé un coffret en écrin dans sa course. Un coffret contenant une bague de fiançailles.
Elle abandonna la course poursuite. Karl lui courait, courait , courait ...
Mais en fait peut -on vraiment faire face aux acharnements du destin?
© Noella ELLOH ©
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