samedi 11 août 2012

Les Chronique de Noella: Les acharnements Du destin( 3ème partie)



Moi je ne crois pas au destin, mon destin c’est moi qui le fait, qui le provoque, qui le façonne, j’irais jusqu’au bout  pour savoir qui est cette femme.


Bientôt trois jours qu’elle était là, toujours aussi belle, couchée, inerte, mystérieuse. Mystérieuse surtout que personne n’était venu comme les autres patients se mettre à son chevet pas de parents ni même un ami. Comment peut –on ressembler à quelqu’un qui a tout pour soi, et ne même pas recevoir une visite une fois que le malheur vous fouette. Etrange tout ca, étrange … Ou alors, sa famille inquiète à lancé un avis de recherche ? Je voudrais en savoir peu plus sur elle, c’est plus fort que moi. Je reconnais savoir son nom, sa situation matrimoniale, son âge, sa nationalité ne me concerne en rien en tan que médecin. Mais mettez vous à ma place …

En fait je suis peut être amoureux, mais comment tomber amoureuse d’une femme dans un simple rêve. Mais je n’en reviens pas, ce rêve est étonnant et sans vouloir sembler dément ce rêve est significateur.

La vie est parfois étrange il a fallu ce trouble pour m’enlever ma quiétude quotidienne de bon enfant. Hormis ma solitude vis-à-vis de la société et des femmes,  Marc le sait je suis un enfant. Oui je suis un enfant parce que je vis comme un enfant je ne me soucis pas du lendemain, j’affiche ce grand sourire, depuis que j’ai 3 ans comme dit ma mère, ce même sourire quand elle me dit : - c’est prêt !! et qu’elle pose ses onctueux mets sur la table. Etre dans les bras de ma mère me rassurait comme jamais. Je ne suis pas ces hommes qui éprouvent une certaine gêne quand leurs mamans leurs donnent des surnoms affectifs en public. Moi j’étais fier quand ma mère me disait «  Mon bébé » «  Mon amour » «  Mon bout de chou » .. Et j’en passe. C’est à croire que je dois aller voir le psychiatre de l’hôpital au 3 ème étage. En plus, je le cotoie chaque jour mais il me trouve bizzare comme médecin, c’est l’occasion rêvée.

Cette fin de journée là était paisible, pas de cri pas de bruits , pas de nouveaux patients a part toujours et bien sûr ces femmes courageuses et aimantes prêtes à donner la vie dans les salles d’accouchements..
Je vais voir Marc dans son bureau, il s’apprêtait déjà à quitter l’hopital, il retirait sa blouse et se parfumait tout en se regardant avec un intervalle de 5 minutes devant la glace dans son bureau.

-Marc j ai besoin de toi !
- Franchement mon pote là je vais diner sur les champs avec numéro 7 en plus là je suis en retard donc compte pas sur moi.
-Marc je t’en prie tu discute bien avec les  gars des urgences…
- Donc ?  Tu es intéressé par les hommes maintenant disait Marc d’un air narquois.
- Fais pas l’idiot  Marc, c’est important pour moi.

Ca m’énervait souvent de voir que le sens de l’humour de Marc n’a pas de limites mêmes dans les situations les plus sérieuses. Enervée j’ai frappée du point sur la table. Il a sursauté en  arrière et s’est écrié

 – Tranquille, mon pote on se calme.
-         Je veux tout savoir de la patiente de la chambre 521 tout, tout. Son nom de famille si vous aviez trouvez des papiers que vous n’avez pas encore remis aux services administratifs qui doivent les recevoir je veux le voir, je veux son sac,  son parfum, ses pièces d’ientité … Tout.
-         Attends t’es enquêteur ou quoi ? Je ne vois pas à quoi tout cela va te servir, en tant que médecin, le serment d’Hippocrate ca te dit quelque chose.
-         Ecoute moi je vais passer le serment d’hypocrite en appelant ton épouse ce soir pour lui dire en quelle compagnie tu es, ou tu manges, ou tu fais chauffer la carte de crédit pendant que ta fille et elle réchauffe les restes de la veille pour le diner. Suis- je assez clair ?  avec un petit sourire
-         Je descend les voir. répondit Marc embarrassé.

J’attendais tranquillement dans son bureau ….
 Mon cœur battait à quoi devrais-je m’attendre ?  Des histoires bizarres, une femme sombre, une sorcière, un revenant, une simple femme. Mes questions auront des réponses bientôt.
Marc remontait 15 minutes plus tard, Patrick me dit que demain il doit déposer les  affaires de madame 521chez le commissaire.. Il peut te les faire voire rapidement très tôt le matin 6H30.
-Je serais là. Merci !

Je suis sorti du bureau un peu déçu toujours inquiet. Par ailleurs, au fond de moi je prie pour qu’elle se rétablisse, pour que je puisse la connaitre, l’apprendre, m’approcher d’elle, regarder ses magnifiques yeux ? Ont-ils la même couleur que dans mon rêve ? Chaque soir avant de partir chez moi, j’attendais que les allées se vident pour aller lui faire un baiser, sa peau est douce comme celle d’un nouveau-né. Cette femme était tellement magnifique même dans sa plus grande souffrance in validité, dans le coma, elle était si belle.  Je lui  laisse souvent des fleurs en cachette , quand on me voit me balader avec un bouquet dans les allées on me demande souvent – ca vient de qui ?
-         Je  sais pas trop
-         Ok.

Je faisais tout pour elle, et je continuerais toujours. Je ne sais pas pourquoi je me suis tant attachée à cette femme.

Là, j’étais à son chevet je regardais son visage et ses beaux yeux endormies…
Une infirmière est rentrée dans la chambre. Je la connaissais elle s’appelait Annia.


-         Annia ?
-         Salut Karl, je faisais la toilette de cette belle dame et j’ai oublié de replacer sa bague.
-         Elle portait une bague ? a l’annulaire gauche ? Quelle genre de bague ?
-         Une bague classique type bague de fiançailles …
-         Elle serait fiancé, rassure toi ce sont juste des idées préconçues, aujourdh’ui les femmes émancipés n’attendent pas un homme pour  s’offrir une bague tu sais ..

Je ne disais rien, je la regardais  tout en espérant qu’elle ne soit pas fiancée encore moins mariée.. Mes pensées se sont plongées dans le gouffre du désespoir. Annia sortait de la chambre et me laissait tout a coup seul face à moi-même , me demandant si je n’étais pas un peu trop naïf  de tomber amoureuse d’une inconnue qui est dans le coma.

Ce soir j’ai décidé de finir un peu plus tôt pour me changer els idées. Il fallait que je réfléchisse à la direction que mon cœur était entrain de prendre. J’étais surpris d’agir comme un adolescent .


En fait je peux très bien tomber fou amoureux de cette femme mais qu’en sera-t-il demain quand elle sortira du coma ?  vais –je tomber dans une déception quel avenir pour nous 2. Là elle est toujours dans le coma et je prend les directives de cette relation sans lendemain.



La sonnerie de mon téléphone portable me tira de mes pensées. J’étais sur et certain que c’était ma mère.

-Oui Maman
-Karl depuis quelque jours je n’ai plus de tes nouvelles… Ca m’inquiète mon chéri
- Je vais bien maman soupirais-je .
-Je sens de la préoccupation dans ta voix, je suis déjà à l’hopital j’ai besoin de te voir.
- Viens je suis dans la chambre 521
- Ai-je le droit de rentrer comme ca dans une chambre ?
-Fais ce que je te dis sans trop te faire remarquer rejoins moi.


Quelques minutes plus tard je vis ma mère perchée sur des petits talons , vêtu d’une jolie robe rose qui épousait sa couleur de peau mielleuse, comme toujours je trouvais ma mère très belle.Il n’y avait rien de nouveau..

-Karl, s’écriait –elle avec un grand sourire elle plongeait dans mes bras.
Malgré ces talons , quand elle plongait dans mes bras , ma grande taille la recouvrait amoureusement.

-         Que fais tu dans la chambre de cette patiente ?
-         Je suis amoureuse de cette femme maman comme si je la connaissais depuis longtemps.
-         Ah Mon fils ! elle me regardait, après elle s’approcha du lit pour jeter un regard sur cette belle inconnue endormie dans le coma.


Ma mère éclata en sanglots, se mit a pleurer…











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